Retrouvez l’interview du chef de chantier de Retrofit à Graveson

Bonjour Thomas, pour celles et ceux qui ne vous connaissent pas, quel est votre poste chez SFECO ?

Thomas : Bonjour ! Je suis chef de chantier chez Sfeco depuis presque 4 ans.

Pouvez-vous nous en dire plus sur ce chantier ?

Thomas : Nous sommes sur le chantier dit de retrofit chez Equina à Graveson.

Qu’est-ce qu’un retrofit photovoltaique ?

Thomas : Le retrofit concerne ici une activité spécifique à la toiture photovoltaïque. On change le bac initialement existant, que l’on jette, pour en installer un neuf. Sur le chantier dit de retrofit chez Equina, on garde les panneaux photovoltaïques et les câbles. Nous allons également changer le système d’intégration.

En résumé, ce que l’on garde :

  • les panneaux photovoltaïques,
  • les câbles.

Ce que l’on change :

  • le bac,
  • le système d’intégration.

Quels autres aspects, d’une centrale photovoltaique, le retrofit peut-il concerner ?

Thomas : Notre équipe est capable de reconditionner une centrale photovoltaïque sur différents aspects. En l’occurrence, ça peut être sur la toiture, le câblage, les panneaux photovoltaïques, le bac…etc

Nous allons toujours nous adapter à la structure existante. Nous pouvons modifier la structure ou la garder, tout comme nous pouvons conserver les panneaux photovoltaïques ou les changer. Le plus souvent et ce, de manière générale, on nous contacte car une fuite a été observée. Nous intervenons très souvent pour changer des bacs fuyants.

Quelles ont été les contraintes particulières liées à cette action de retrofit sur les bacs ?

Thomas : Sur le chantier dit de retrofit chez Equina, nous avons 24 boîtes de jonction réparties en 4 zones. L’objectif est de garder une production maximale. La contrainte réside donc dans le fait que le client nous autorise à déconnecter 12 boîtes de jonction maximum en même temps. Comme il y a 24 boîtes de jonction, il suffit d’un petit calcul pour trouver le nombre de zones que nous laissons en production. Nous avons donc divisé la totalité de la zone en 4.

Vos calculs vous permettent-ils de maintenir un certain niveau de production tout au long du processus ?

Thomas : Absolument ! L’objectif étant d’avoir toujours deux zones de boîtes de jonction en production durant l’opération de retrofit.

Avez-vous dû respecter d’autres contraintes liées à la localisation du chantier de retrofit ?

Thomas : Comme vous l’avez compris, nous sommes sur un chantier situé dans un Poney club à Graveson. Les propriétaires font de l’apprentissage de l’équitation. Il y a une forte activité sous la toiture, avec un grand manège où se déroulent des séances d’apprentissage de saut d’obstacle. Il y a, tout près de notre intervention, différents publics. Beaucoup d’enfants et des chevaux. Ces animaux sont souvent craintifs du bruit.

Nous tenons scrupuleusement à respecter cette contrainte particulière : travailler en adéquation et dans le respect de tous. Nous faisons notre possible pour limiter le bruit.

Comment se présente la procédure de rétrofit ?

Thomas : La procédure se présente comme telle :

  1. on déconnecte le panneau photovoltaïque
  2. on enlève le panneau photovoltaïque
  3. on empile le panneau photovoltaïque sur une palette
  4. on sécurise le panneau photovoltaïque en le plaçant à l’ombre, de préférence
  5. on garde et mets de côté les strings actuels reliés jusqu’aux boîtes de jonction
  6. on désinstalle le système d’intégration
  7. on dépose le bac
  8. on repose le bac dans la foulée
  9. on déroule le nouveau système d’intégration
  10. on remets les strings à l’endroit

Toutes ces actions entrent-elles dans une journée ?

Thomas : En réalité, ça dépend du chantier. Il est important de bien calculer le temps d’action pour que les opérations entrent dans une journée. L’idée étant que les conditions météorologiques comme un fort soleil ou des intempéries avec une forte pluie ne viennent pas abîmer le dessous qui est tout en bois.

Vous vous assurez donc de la sécurité du chantier ?

Thomas : Systématiquement ! La sécurité et la rigueur sont des valeurs fortes chez SFECO.

Par exemple, lorsque nous comptons le nombre de bacs que l’on doit sortir et poser dans la même journée, nous nous assurons que la structure soit toujours hors d’eau grâce à une couverture. Aussi, nous installons systématiquement des filets de protection en surface, sur toute la zone et sur les périphéries pour protéger les chutes éventuelles d’outils ou de vis.

Quand on dépose de la toiture où un risque de chute est présent, on balise toujours pour sécuriser les lieux.

Nous tenons à respecter scrupuleusement les normes de sécurité sur nos chantiers photovoltaïques.

Lorsque vous enlevez les panneaux et que vous observez en dessous. C’est plutôt un nœud de câbles, comme un grand plat de spaghetti, non ?

Thomas : Sur ce projet, tous les + et – de chaque string étaient repérés. Les rares qui ne l’étaient pas, notre équipe a réussi à procéder à un repérage. Nous les avons ensuite bien rangés, bien protégés pour ensuite les dérouler à nouveau au bon endroit.

Quels sont les corps de métier qui interviennent sur ce type de chantier ?

Thomas : Oui, c’est toute la richesse d’un chantier de rétrofit en photovoltaïque ! Nous avons des mains d’œuvres qui font de la dépose et pose. Nous faisons également intervenir un électricien habilité à déconnecter la zone concernée par le retrofit et par la suite la remettre en route pour produire à nouveau. L’électricien est un expert dans son métier, il teste tout ! Les polarités…etc Il s’assure que la polarité de chaque strings soit la bonne…

Je pourrais vous en dire tellement plus mais… on vient de m’appeler de l’autre côté du chantier. Ce fut un plaisir de répondre à vos questions !

Plaisir partagé, Merci Thomas pour ces explications très claires sur le chantier de retrofit.

L’interview a été menée par Christophe Couderc.